Facilitatrice de votre démarche de veille stratégique et collaborative

Focus

La veille stratégique en mode collaboratif, c’est tout bénéfice !

par | 12 Déc 2017 | 0 commentaires

Mener sa veille stratégique de façon collective et transversale, c’est un investissement. Mais un investissement rentable. La preuve par 7.

Activité de surveillance volontaire, récurrente et ciblée des changements qui se produisent dans l’écosystème d’une organisation, la veille stratégique est un outil d’aide à la décision : en permettant de détecter de façon précoce les menaces ou les opportunités qui se présentent, elle permet à l’équipe dirigeante de rendre plus objectives et plus pertinentes ses décisions stratégiques et opérationnelles… et de les prendre dans la sérénité.

Voilà une définition (la mienne) qui fait en général consensus mais qui est loin de suffire pour convaincre les indécis de passer du concept à la pratique !

Pour cela, il faut parvenir à prouver l’impact concret de l’activité de veille sur la performance d’une organisation. En d’autres termes, le fameux “ROI” (Return On Investment ou, en bon français, retour sur investissement) de la veille, qui devient la poire d’angoisse de bien des professionnels en poste quand se profile une restriction budgétaire…

Alors oui, la veille est un investissement : il faut des moyens et du temps pour structurer, outiller, lancer et faire tourner le dispositif – de la collecte de l’information à sa diffusion, en passant par les nécessaires étapes de sélection, d’analyse et de capitalisation. Mais c’est un investissement rentable !

En effet, la veille produit des bénéfices directement mesurables. On peut calculer ceux-ci, sur une période donnée, en termes de :

  • gains réalisés: par exemple, le nombre d’appels d’offre gagnés, de projets de R&D lancés, de nouveaux prospects ou partenaires identifiés, etc.
  • pertes évitées : par exemple, une étude coûteuse réalisée en interne au lieu d’être sous-traitée, la défaillance d’un partenaire détectée à temps, un procès pour contrefaçon évité grâce à une veille brevet efficace, etc.

 

Mais il y a mieux encore… ce que l’on oublie ou sous-estime parfois : ce sont les bénéfices secondaires ou indirects.

Quand la veille stratégique est conduite de façon participative, coordonnée et transversale à l’organisation, c’est-à-dire avec des collaborateurs venant de métiers et/ou de services différents, elle peut rapporter beaucoup, bien plus en tout cas que quand elle reste l’affaire d’une seule personne ou d’individus isolés (vrai pour les grandes comme pour les petites structures !).

Je me suis attelée à répertorier ces atouts en croisant mes lectures et mes observations sur le terrain. Et j’en ai identifiés sept à ce jour, que je vous présente ci-après. Il y en a peut-être d’autres… À vous de compléter la liste !

Atout 1 > Economie(s)

Ce mode de fonctionnement peut être financièrement intéressant pour une organisation qui ne peut recruter un spécialiste et/ou qui ne souhaite pas confier l’intégralité de sa veille stratégique à un prestataire externe (cependant, il faudra calculer le temps-homme alloué à la veille).

Atout 2 > Productivité

Une veille répartie au sein d’un réseau humain, avec des informations triées, centralisées et facilement accessibles, permet de libérer du temps pour les tâches à plus haute valeur ajoutée, en particulier l’analyse de l’information.

Atout 3 > Cognitif

Les risques d’erreurs ou de biais d’interprétation pouvant conduire à des décisions irrationnelles sont réduits quand l’analyse de l’information – phase la plus importante du processus de veille – est réalisée avec méthode, en multipliant et en confrontant les points de vue, donc en s’appuyant sur la diversité et la complémentarité des participants (en termes socio-démographiques et d’expertises).

Atout 4 > Sécurité

Impliquer ses collaborateurs (chacun à son niveau et selon ses compétences) dans le processus de veille favorise la dissémination d’une culture collective de l’Intelligence Économique et plus largement de la maîtrise des risques. Cela développe et entretient chez chacun la curiosité, les capacités d’étonnement, le sens critique mais aussi les réflexes de protection et de vigilance vis-à-vis des dangers qui menacent l’organisation (perte de données sensibles, actions malveillantes, etc.).

Atout 5 > Management & RH

Sous réserve qu’il en reçoive un feed-back de la part de la direction, chaque collaborateur contribuant peu ou prou au processus de veille devient partie prenante et de fait co-responsable des décisions stratégiques, qui sont par définition déterminantes pour l’avenir de l’entreprise. Il perçoit donc mieux la valeur et le sens de son travail, ce qui se traduit au niveau individuel par une motivation et un engagement plus forts, et au niveau collectif, par une diminution du turn-over du personnel et des risques de conflits sociaux.

Atout 6 > Communication interne

Quand la veille devient collaborative, l’information circule plus et mieux au sein de l’entreprise, ce qui favorise le partage de valeurs et d’une vision communes venant renforcer la cohésion de l’organisation.

Atout 7 > Agilité et créativité

Une pratique régulière de la veille apporte une connaissance de plus en plus fine de l’écosystème dans lequel évolue l’entreprise. A l’échelle collective, cet apprentissage permet de mieux anticiper les crises et les changements d’origine externe, et crée les conditions propices à l’émergence d’idées et de solutions innovantes.

Bibliographie (très) sélective :

Bohler, S. et al. (2016).  Les clés de l’intelligence collective [Dossier]. Cerveau & Psycho, n°78 (juin 2016), p. 35-52.

 

Breillat, J. (2010). Intelligence économique en PME : De l’intention stratégique au bricolage de l’informel  [Communication]. Journée « IE et gouvernance stratégique des entreprises ». ENSIAS, Rabat, Maroc, 3/03/2010 – [en ligne] www.breillat.fr/users/jb2927/pme-pmi-bricolage_de_l_informel.pdf

 

Lesca, H. (1997). Veille stratégique. Concepts et démarche de mise en place dans l’entreprise. Guides pour la pratique de l’information scientifique et technique. Ministère de l’Éducation Nationale, de la Recherche et de la Technologie – [synthèse en ligne] www.veille-strategique.org/docs/plaquette-20418.pdf

 

Libaert, T., Moinet, N. et al. (2012). La communication, dimension oubliée de l’intelligence économique [Dossier]. Communication & Organisation, n°42 (déc. 2012), p. 5-146. Presses Universitaires de Bordeaux – [en ligne] http://communicationorganisation.revues.org/3826

 

Martre, H. (1994). Intelligence économique et stratégie des entreprises. Rapport du Commissariat Général du Plan. La Documentation Française – [en ligne] www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/074000410.pdf

Articles en flux RSS

S’abonner aux articles par flux RSS :

Newsletter

Recevez par e-mail “Les Brèves de Veyeva” pour être informé(e) de la parution de nos prochains articles (pas plus de 4 numéros par an).

Derniers articles

Catégories

Archives

En savoir plus

Une question ? un projet ?

N’hésitez pas à nous solliciter, nous vous ferons un premier retour sous 48h maximum.

À propos de l'auteur...

Docteur en biologie et fondatrice de Veyeva, Valérie Foret évolue depuis plus de 20 ans au croisement des différents métiers de l’information. Elle accompagne aujourd'hui les managers et leurs équipes dans la réussite de leur démarche de veille stratégique, et tout particulièrement la dimension organisationnelle et humaine de celle-ci.

Votre interlocutrice

Valérie FORET
Consultante & Fondatrice de Veyeva
Tél. : +33 (0)6 19 35 07 01
E-mail : contact@veyeva.fr

Suivre nos actualités

Newsletter  S'abonner

Blog

Réseaux sociaux    

Intelligence économique Veille Gestion de l'information stratégique Copyright ©2019 Veyeva Tous droits réservés Conception du site : JOANOV' & FC Consultant